Nouvelle baisse annoncée pour le placement préféré des Français. À partir du 1er février 2026, le taux du Livret A passera de 1,7 % à 1,5 %, une diminution attendue mais qui confirme un mouvement engagé depuis début 2025. En toile de fond : un ralentissement de l’inflation, une formule de calcul strictement encadrée… et un besoin de repenser ses stratégies d’épargne.

Baisse du livret A

Alors, que faut-il comprendre de cette évolution ? Est-ce encore un bon choix de laisser dormir son argent sur un Livret A ? Et quelles alternatives envisager ? On vous explique.

Le Livret A baisse, mais reste au-dessus de l’inflation

57 millions de Français détiennent un Livret A. Autant dire que toute variation de son taux a un impact direct sur une très large partie de la population. Cette fois encore, la baisse est liée à la formule de calcul réglementaire, qui prend en compte l’inflation (hors tabac) et les taux interbancaires.

Or, l’inflation est retombée à 0,8 % en décembre 2025, selon l’Insee. Résultat : la formule mathématique aurait dû aboutir à un taux encore plus bas, proche de 1,4 %. Mais le gouverneur de la Banque de France a exercé son droit de dérogation pour le maintenir à 1,5 %, « légèrement supérieur à l’inflation », comme l’a rappelé le ministre de l’Économie Roland Lescure.

Pour les épargnants, cela signifie que le pouvoir d’achat de leur épargne est globalement préservé. Mais l’écart se resserre. Et ce rendement, déjà peu dynamique, s’éloigne des performances observées ailleurs.

Le LEP mieux rémunéré… mais réservé aux plus modestes

Dans le même temps, le Livret d’Épargne Populaire (LEP), accessible sous conditions de ressources, reste plus avantageux. Son taux baissera également, mais passera à 2,5 % contre 2,7 % actuellement. C’est nettement plus que le Livret A et surtout plus que ce que la formule réglementaire aurait prévu (1,9 %).

Ce geste du gouvernement vise à encourager les Français éligibles à ouvrir un LEP. Car seuls 11 millions de LEP sont ouverts, alors que 30 millions de personnes y ont droit. Pour les jeunes actifs aux revenus modestes, c’est clairement le placement à privilégier en 2026.

Une attractivité en baisse qui pousse vers d’autres solutions

Alors que le Livret A rapportait encore 3 % en janvier 2025, sa chute continue remet en question son attractivité. Ce recul tombe d’autant plus mal que le rendement moyen des fonds euros en assurance-vie est reparti à la hausse en ce début d’année 2026, avec des taux souvent supérieurs à 2,5 %, voire plus de 3 % sur certaines offres boostées.

Sans surprise, l’assurance-vie est redevenue le placement refuge, avec plus de 25 milliards d’euros collectés en 2025, contre des décollectes enregistrées sur le Livret A en fin d’année. Pour celles et ceux qui cherchent à préparer un projet, épargner sur le long terme ou diversifier, elle reste une alternative sérieuse.

Autres options à envisager selon vos objectifs :

– Un compte à terme, si vous recherchez une solution à horizon 6-24 mois.

– Des placements progressifs sur des ETF ou SCPI, pour ceux qui acceptent un peu plus de volatilité.

– Des solutions d’épargne automatisée (comme Feely 😉), qui permettent d’investir même de petites sommes à long terme.

Pourquoi le Livret A reste utile malgré tout

Attention toutefois à ne pas jeter trop vite votre Livret A aux oubliettes. Car malgré son taux faible, il reste un outil d’épargne ultra-liquide, sécurisé, et totalement défiscalisé. Parfait pour votre épargne de précaution, celle que vous devez pouvoir mobiliser rapidement en cas d’imprévu.

C’est aussi un outil utile pour les plus jeunes ou les petits montants. Et même à 1,5 %, son taux reste supérieur à l’inflation, ce qui signifie que vous ne perdez pas de pouvoir d’achat.

Ce que cela dit (aussi) sur les politiques économiques actuelles

Derrière cette baisse se cachent aussi des enjeux économiques majeurs. Le taux du Livret A est directement lié au financement du logement social. Un taux plus bas permet d’alléger le coût du financement pour les bailleurs sociaux. Un vrai levier pour les politiques publiques, notamment en pleine crise du logement.

Côté banques, cette baisse est aussi une bouffée d’air frais. Car le Livret A est un produit encadré, non rémunérateur pour les établissements qui le distribuent. Avec un taux plus bas, leur marge de manœuvre se détend.

En résumé : faut-il fuir le Livret A en 2026 ?

Pas forcément. Mais il faut le remettre à sa juste place.

  • Oui, le Livret A reste intéressant pour placer une réserve disponible à tout moment.
  • Non, il n’est plus suffisant seul pour faire croître votre épargne.

Si vous voulez faire fructifier votre argent, constituer un capital ou générer des revenus passifs, vous devrez diversifier. Et pour cela, il existe aujourd’hui des solutions simples, accessibles dès quelques euros, automatisées et sans connaissance technique nécessaire.

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